27.05.2009
L’arnaque du siècle
L’arnaque du siècle
Croire que les dinosaures sont à l’origine des oiseaux est une absurdité scientifique !
Comment a-t-on pu croire que des créatures dont le principal caractère évolutif est une augmentation de leur taille, qui a pu atteindre 40 mètres de long et 10 de haut, ce qui devait les rendre lourdes et malhabiles, ont pu donner les oiseaux dont la fragilité et la vivacité nous étonnent ? Car le poids est l’ennemi du vol, ce que montrent bien la légèreté des insectes et la virtuosité des colibris dont certains ne sont pas plus gros qu’un bourdon.
Pourtant, c’est ce qu’ont cru des esprits éminents suivis par une presse ravie de ressusciter des animaux que l’on croyait disparus depuis plus de 65 millions d’années.
Certes dans le passé des esprits non moins éminents ont cru que la terre était plate et que le soleil tournait autour d’elle ; ils étaient victimes des apparences et de conclusions hâtives. C’est ce qui a eu lieu avec les dinosaures.
Parce qu’en 1861on a découvert un fossile, l’archaeopteryx, qui avait des plumes on a fait de celui-ci, sans ailes véritables et pourvu de griffes, un oiseau, et parce que son squelette était celui d’un dinosaure, on en a conclu que les dinosaures étaient à l’origine des oiseaux. L’imagination aidant on a inventé la théorie dinosaurienne : un dinosaure bipède, aurait acquis des ailes en courant en battant des bras, ses écailles en s’allongeant seraient devenues des plumes. En bondissant, il aurait découvert le vol plané,prélude au vol battu des oiseaux. (1) …C’était si simple qu’on ne chercha pas plus loin.
Pourtant si on avait étudié les oiseaux on aurait su que la course qui s’accompagne de mouvements alternes des bras ne pouvait mener au vol qui demande des mouvements synchrones, que le vol plané est un vol acquis (dans le nid les oisillons battent déjà des ailes), que les plumes ont une origine profonde : elles naissent en perçant la peau, contrairement aux écailles. Mais quand on est certain d’avoir la vérité, pourquoi chercher plus loin ?
Au contraire, comme le vol des oiseaux demande beaucoup d’énergie d’où leur corps à température constante, des paléontologues n’ont pas hésité à donner à des dinosaures cette faculté sans aucune preuve (les organes internes étant inconnus) et bien que leur cerveau soit très réduit par rapport à leur poids, ils les ont fait très actifs. On alla même jusqu’à imaginer une miniaturisation des dinosaures pour rendre leur taille compatible avec le vol.
Mais il fallait éviter toute contestation. Aussi quand en 1974 on découvrit un lézard fossile qui avait un crâne d’oiseau et apparemment des plumes (2), l’inquiétude fut grande car il montrait que les plumes étaient apparues avant le vol et qu’étant très antérieur à l’archaeopteryx, ce dernier n’était pas l’ancêtre des oiseaux. On fit le silence sur cette découverte dont l’auteur osait préparer une thèse, et de cet important fossile on ne parla plus. Quand, plus tard, un ornithologue (3), s’appuyant sur l’étude des oiseaux, soutint que les dinosaures ne pouvaient être à leur origine , il se vit interdit de publication dans les revues scientifiques. Il osait soutenir une théorie nouvelle, bien plus crédible. Selon lui les plumes, les ailes, puis le vol seraient nés successivement ; l’environnement et la sélection sexuelle ayant eu un rôle déterminant.
Entre temps, dans le Liaoning en Chine, on avait découvert des dinosaures bipèdes qui comme l’archaeopteryx avaient des griffes et des plumes. Ils prouvaient que les plumes avaient bien précédé le vol, mais, pour les « dinosauriens » ils annonçaient la prochaine découverte du chaînon manquant mi-dinosaure mi-oiseau. On découvrit enfin celui-ci; c’était l’archaeoraptor mais ce n’était qu’un faux issu d’un atelier chinois découvert par la suite (4). On découvrit aussi que de très nombreux oiseaux incontestables, avaient vécu au temps des dinosaures à plumes (5). Ceux-ci très imparfait et incapables de voler ne pouvaient être à l’origine des oiseaux, qui était nécessairement bien plus ancienne. Depuis un grand silence s’est abattu sur les dinosaures à plumes dont on avait tant parlé. Sont-ils devenu très rares ? Craindrait-on de déceler d’autres faux ? Curieusement les paléontologues « dinosauriens » sont passés à d’autres sujets (6) ! Pour se faire oublier ?
Il apparaît maintenant que les oiseaux seraient issus de petits lézards qui vivant au Trias, auraient acquis des plumes, d’abord rudimentaires et protectrices, puis prenant de l’importance en devenant ornementales, et cela grâce à une sélection sexuelle. Les ailes seraient nées de la course bipède qui en provoquant la réduction des bras aurait entraîné un allongement des plumes de la main pour compenser la régression des doigts. Le vol aurait été découvert plus tard dans le milieu forestier, alors tropical, où se seraient réfugiés ces proaviens, avant d’y acquérir une complète adaptation au vol.
La théorie dinosaurienne est en passe de rejoindre dans l’histoire des sciences d’autres arnaques célèbres, celle des bosses du crâne (qui a laissé l’expression avoir la bosse des maths), ou celle du crâne de Pitdown , attribué à un ancêtre de l’humanité, mais né de l’association frauduleuse, d’un vieux crâne humain et d’une mâchoire d’orang-outang. Avec les dinosaures pères des oiseaux, on a fait beaucoup mieux : le scandale étant devenu mondial.
Maurice Pomarède
Officier des palmes académiques
Officier de l’ordre national du mérite
(1) revue Pour la Science avril 1998
(2) Cosesaurus aviceps étudié par Paul Ellenberger, paléontologue à Montpellier
(3) Maurice Pomarède, professeur agrégé de sciences naturelles
(4) ARTE : le dinosaure qui a dupé le monde (émission du 18 sept. 2004)
(5) De Ricqlès, annuaire du Collège de France 2000-2001 et revue La Recherche janvier 2006
(6) l’un travaillant à la biographie de Georges Cuvier, un autre étudiant le retour au milieu aquatique des vertébrés terrestres, un troisième s’étant retiré à Lyon,…
Ref.
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17.01.2009
Des dinosaures et des oiseaux
Des dinosaures et des oiseaux ou
L’erreur scientifique du siècle
En 1861, on a découvert dans une carrière de Bavière l’empreinte d’une plume d’oiseau puis peu après celle d’un animal ayant des plumes. La plume reçoit le nom d’archaeopteryx (plume ancienne) et ce nom est étendu à l’animal, qui, bien qu’ayant des doigts griffus et non de véritables ailes, est considéré comme un ancêtre des oiseaux. Ses longues pattes postérieures montrent qu’il était bipède comme les oiseaux, et on pouvait penser que leurs écailles, étant de même nature que les plumes pouvaient être à leur origine. Cet animal était du Jurassique terminal (– 150 millions d’années)
Vers 1930, le paléontologue américain Ostrom, montre que le squelette de l’archaeopteryx est semblable à celui d’un dinosaure de petite taille. Pour lui, aucun doute, de petits dinosaures auraient acquis des ailes en courant en battant des bras, leur écailles en s’allongeant seraient devenus des plumes et en sautant ils auraient découvert le vol plané qui serai le vol initial des oiseaux. Cette théorie, alors la seule, fut adoptée par la plupart des paléontologues. Les médias ravis de ressusciter des animaux que l’on croyait disparus depuis 65 millions d’années, l’adoptèrent avec enthousiasme. Mais la distance avec les oiseaux est considérable et les reptiles actuels en sont bien loin. Pour réduire un poids trop important, on envisagea une miniaturisation des dinosaures . Et pour permettre les gros besoins énergétiques du vol on leur prêta un corps à température constante : la présence de microstructures dans leur os permettrait d’envisager cela (A. de Ricqlès).
Mais en 1974, on découvrit en Espagne le fossile d’un lézard bipède qui aurait eu des plumes. C’était Cosesaurus. Selon Paul Ellenberger le paléontologue qui le nomma et l’étudia, les plumes étoffaient une longue queue et leurs bases étaient bien apparentes sur les cuisses. Le crâne arrondi était comparable à un crâne d’oiseau actuel. Pour Ellenberger on était en présence d’un possible précurseur des oiseaux. Mais ce fossile, du trias moyen (-210 millions d’années) était très antérieur à l’archaeopteryx, ce n’était pas un dinosaure et il montrait que les plumes étaient apparues bien avant le vol, ce qui était en contradiction avec la théorie dinosaurienne. Armand de Ricqlès, ardent défenseur de cette théorie, contesta la présence des plumes, Cosesaurus fut oublié et la thèse sur laquelle travaillait Ellenberger ne vit jamais le jour.
Entre temps, un biologiste Maurice Pomarède, spécialiste des plumes (il avait découvert les microstructures à l’origine de leurs couleurs) avait fait la connaissance d’Ellenberger et de ses travaux. Pour lui la complexité de la plume était telle qu’elle ne pouvait provenir d’une écaille et sa connaissance des oiseaux lui montrait que le vol plané n’était pas le vol initial. Par suite, il ne croyait pas à l’origine dinosaurienne
Ayant fait part de ses réserves à d’éminents paléontologues, il s’aperçut qu’il n’était pas le bienvenu. On venait de découvrir d’importants gisements en Chine dans le Liaoning et ceux-ci avaient révélé la présence de dinosaures plus ou moins emplumés, sensiblement de même âge que les archaeopteryx. On espérait y découvrir des intermédaires entre dinosaures et oiseaux.
Bien que ses idées aient été trouvées très intéressantes par l’Académie des sciences, M. Pomarède vit ses articles refusés par les revues scientifiques. Il en profita pour affûter ses arguments et développer une théorie nouvelle. Pour lui la théorie dinosaurienne repose sur un seul argument et celui-ci est discutable. La présence de plumes ne fait pas d’un dinosaure un oiseau. Les ptérosauriens (reptiles volants) aux ailes membraneuses, souvent confondus avec les dinosaures, avaient des poils mais on n’en fait pas les ancêtres des chauves-souris. La course ne peut mener au vol plané des oiseaux car celui-ci demande la maîtrise du vol, c’est un vol acquis et des phases de vol battu sont nécessaires pour capter les courants aériens. De plus chez les oiseaux le vol battu est inné : les jeunes au nid battent des ailes pour solliciter la nourriture et les poussins courent après leur mère en battant des ailes aux plumes à peine ébauchées. Le poids étant l’ennemi du vol, les premiers oiseaux n’ont pu être que de très petite taille, celle d’un pinson tout au plus : les virtuoses du vol sont les colibris dont certains ont la taille d’un bourdon. La complexité de la plume suggère une apparition progressive en rapport avec ses diverses fonctions : protection, parure, vol. Pour M. Pomarède, la théorie dinosaurienne repose sur une méconnaissance du vol et des oiseaux
Allant plus loin, il montre que la sélection sexuelle principal moteur de l’évolution s’oppose à la théorie dinosarienne qui n’explique ni les plumes ni les ailes. Des écailles sans intérêt pour le vol ne pouvaient être sélectionnées à cet effet et la présence de doigts griffus apparemment utiles est un obstacle à l’apparition de l’aile qui demande la disparition complète des doigt.
Pour lui les plumes sont apparues autrement. Elles auraient pris naissance sous forme d’expansions cutanées apparues à la fin de l’Ere primaire chez de petits lézards. De même origine que les poils, elles auraient pris de l’importance en raison de leur rôle protecteur. Puis en accumulant des pigments colorés, elles seraient devenues parure et, en donnant lieu à une sélection sexuelle, s’aplatissant pour étaler leur couleur, elles seraient devenues plumes :. Cette sélection toujours présente chez les oiseaux actuels, expliquerait leurs somptueux plumages. . Il y aurait donc eu des lézards emplumés, ce que prouve Cosesaurus
Au début de l’Ere secondaire, ces lézards , courant après les insectes seraient devenus bipèdes ce qui aurait entraîné chez eux une réduction des membres antérieurs., comme cela s’observe chez divers animaux (kangourous, dinosaures, gerboises, écureuils…). Mais chez eux la régression des doigts aurait entraîné un allongement compensateur des plumes de la main qui, en venant recouvrir les griffes, auraient permis leur disparition. C’est parce qu’il y avait déjà les plumes que l’aille a pu apparaître
Ayant perdu leurs griffes, ces proaviens seraient passés en milieu forestier où ils auraient découvert le vol en sautant de branche en branche. Et c’est dans ce milieu (alors surtout tropical) que les oiseaux auraient acquis leur parfaite adaptation au vol avant de se répandre suite à la régressions des dinosaures et des reptiles volants. L’épanouissement des plantes à fleurs leur assurant une nourriture abondante
Allant plus loin, M Pomarède soulignant l’existence actuelle de lézards tropicaux suffisamment agiles pour courir sur l’eau, verrait en eux l’image des lointains ancêtres des oiseaux. En tombant dans l’eau ils y auraient découvert les mouvements synchrones de la nage, qui réactivés seraient à l’origine du vol battu des oiseaux…
Les fouilles du Liaoning n’ont révélé aucun intermédiare ,entre dinosaures à plumes et oiseaux. Présenté comme tel, un Archeoraptor n’était qu’un faux astucieux et on a découvert depuis que de nombreux et véritables oiseaux existaient en même temps que les dinosaures à plumes (De Ricqlès, annuaire du Collège de France 2000-2001. Ce qui explique la coexistence en 1861 de la plume isolée d’oiseau et du premier Archaeopteryx. Depuis un grand silence s’est abattu sur l’origine des oiseaux et sur les dinosaures à plumes. Mais seuls de rares paléontologues ont reconnu leur erreur. Comme l’américain Kevin Padian qui en 1998 avait écrit « les oiseaux sont de petits dinosaures couverts de plumes et à queue courte » (Pour la Science avril 1998) et qui depuis a écrit « il nous faut maintenant nous tourner vers les prédécesseurs de l’archaeopteryx (La Recherche oct.2004). Ceux-ci n’ayant pas de plumes, il renonçait ainsi au principal arguments des « dinosauriens.
« originedesoiseaux. monsite.orange .fr » (janvier 2009)
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13.12.2008
Sélection naturelle et dinosaures
L’erreur scientifique du siècle ou
Sélection naturelle et dinosaures.
Selon les partisans de l’origine dinosaurienne des oiseaux, des dinosaures bipèdes auraient acquis des ailes en courant en battant des bras : des écailles se seraient allongées et la sélection naturelle en aurait fait des plumes. La course et le prolongement de chute auraient conduit au vol plané. Celui-ci ayant précédé le vol battu des oiseaux..
Mais cette explication est due à une méconnaissance des oiseaux, et elle ne repose que sur un seul fait : la présence de plumes chez un fossile, l’archaeopteryx au squelette de dinosaure.
Non seulement il est notoire que la course ne peut mener au vol car elle s’accompagne de mouvements alternes des bras alors que le vol demande des mouvements synchrones, mais on ne doit pas confondre le prolongement de chute des écureuils volants avec vol plané des oiseaux. Leur vol plané est un vol acquis et il demande des épisodes de vol battu, alors que leur vol battu est inné : les jeunes au nid battent des ailes pour solliciter la nourriture, et les poussins nouveaux nés courent après leur mère en battant des bras bien que leurs plumes soient absentes.
La sélection naturelle peut expliquer la formation des ailes membraneuses des Ptérosauriens (reptiles volants), par une membrane interdigitale qui a pris de l’importance, mais elle ne peut expliquer l’aile des oiseaux. Celle-ci est un complexe unissant de longues plumes (rémiges) à une main très étroite, à la paume soutenue par deux os, et les doigts sont absents. Des battements des bras ne peuvent conduire à cela. Car des écailles plus longues n’auraient pas pu être développées par la sélection naturelle qui ne développe que ce qui est utile. Ne formant pas une surface portante, elles n’offraient aucun avantage à l’individu et ne pouvaient donc être sélectionnées pour le vol. S’il y a eu sélection, elle a dû s’exercer autrement.
Pour Maurice Pomarède, c’est une sélection sexuelle qui serait à l’origine des plumes. De simples expansions cutanées auraient pris une grande importance en se chargeant de pigments, issus de l’alimentation, comme chez les oiseaux actuels. Une sélection sexuelle serait intervenue, favorisant les individus les plus attractifs qui étaient les plus colorés. Suite à cela, les expansions ont pris de l'importance, et augmentant leur surface tout en s'aplatissant, se sont peu à peu transformées en plumes. La sélection sexuelle qui est très importante chez les oiseaux actuels lors des parades nuptiales, a pu exister très tôt. Suite à cela, des expansions initialement protectrices sont devenues ornementales. Leur croissance expliquerait l’apparition des barbes et même celle des barbules. Celles-ci naissant d’un déchirement séparant les barbes en cours de croissance. Par suite, seraient apparus des proaviens, lézards au corps couvert de plumes comme le sont les kiwis de Nouvelle Zélande, incapables de voler. C’est ce que montre le fossile Cosesaurus, découvert en Espagne, en 1974. Ce lézard, datant du Trias moyen, long de 15 cm, avait un crâne arrondi comme un crâne d’oiseau,. Ses plumes plus importantes sur les cuisses formaient aussi un éventail caudal. Ses longues pattes postérieures, montrent qu’il était coureur Et c’est parce qu’ils étaient coureurs que des lézards emplumés ont pu donner les oiseaux.
Chez les bipèdes coureurs on observe souvent une réduction des bras liée au fait qu’ils ne participent plus au déplacement. C’est que montrent les kangourous, les gerboises, de nombreux dinosaures… Cette réduction frappant des lézards emplumés va faire disparaître des doigts et rendre la main plus étroite. Mais des doigts griffus parce qu’ils sont utiles, ne devraient pas disparaître. C’est ce que montrent les dinosaures à plumes du Liaoning et les archaeopteryx. Ils étaient bipèdes et ils ont des plumes mais ils ont conservé des doigts griffus, et ils ne pouvaient les perdre pour avoir des ailes d’oiseaux. C’est pourquoi on n’a pas trouvé d’intermédiaires entre eux et les véritables oiseaux. Un Archaeoraptor présenté comme tel, s’est révélé être un faux
Mais si des plumes s’allongent pour compenser la réduction des doigts, et si elles finissent par recouvrir les griffes, cela devient possible, car les griffes en perdant leur utilité, peuvent disparaître. Il a fallu pour cela, que les plumes précèdent le vol, et que la régression des doigts entraîne un allongement compensatoire des plumes devenant des rémiges. Chez les Equidés, une compensation a bien eu lieu concernant leurs pattes: une régression des doigts latéraux ayant entraîné le renforcement du doigt médian devenu unique. Ainsi seraient nées des ailes d’abord rudimentaires mais destinées à prendre de l’importance en étant utiles. Chez les oiseaux actuels, les ailes ne servent pas qu’au vol, elles interviennent dans le comportement : des hérons les déployant pour créer un cercle d’ombre attirant les poissons, des faucons maintenant leur proie au sol en rabattant leurs ailes, pour la dépecer avec leur bec, maints oiseaux étalent leurs ailes pour plaire ou pour effrayer, etc. autant de possibilités pouvant augmenter l’importance des ailes.
La perte des griffes a probablement entraîné le passage en milieu forestier, pour fuir les prédateurs, surtout reptiliens. Et c’est là, en sautant de branche en branche que le vol aurait été découvert. Cette acquisition a pu être très rapide. Le fait que le vol battu des oiseaux est inné n’a pu que la favoriser. Les mouvements de brasse des ailes étant ceux de la nage, des gènes acquis antérieurement ont pu être réactivés. Cela nous amène à envisager de lointains ancêtres, vivant au bord des eaux et occasionnellement capables de nager. Actuellement en région tropicale vivent des lézards suffisamment légers et rapides pour courir sur l’eau (Basiliscus du Mexique). D’où cette dernière hypothèse : les lointains ancêtres des oiseaux seraient de petits lézards qui vivaient au bord des eaux et qui devenus bipèdes en chassant des insectes, auraient acquis des plumes avant de découvrir le vol. Cette hypothèse, conforme aux exigences du vol et au comportement des oiseaux, est la plus crédible. Le poids étant l’ennemi du vol, les futurs oiseaux n’ont pu initialement qu’être de bien petite taille.
La sélection sexuelle si importante chez les oiseaux actuels dont elle explique la beauté des plumages aurait été à la base de leur histoire. Cette histoire, qui a débuté avant les dinosaures est sans rapport avec eux. En voulant ressusciter les dinosaures, les médias ont accrédité ce qui restera l’erreur scientifique du siècle
…
Maurice Pomarède (déc.08)
Ex-enseignant-chercheur. Agrégé des sciences naturelles, officier du mérite agricole et des palmes académiques, officier de l’ordre national du mérite Voir « originedesoiseaux. monsite. orange. fr »
15:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sélection, naturelle, dinosaures, sciences, naturelles, oiseaux, vol
08.10.2008
La dinomania
La dinomania (terme emprunté au paléontologue Stephen Jay Gould)
Ou comment on a pu croire que les dinosaures ont donné les oiseaux.
La théorie dinosaurienne s'appuie essentiellement sur le fait que l'archaeopteryx possède des plumes et un squelette de dinosaure. Mais les plumes des dinosaures sont imparfaites, la connaissance des oiseaux est insuffisante et l'action de l'environnement est méconnue.
La théorie dinosaurienne a bénéficié de facteurs irrationnels importants.
La nostalgie du passé. Inconsciemment beaucoup de gens regrettent la disparition des
dinosaures, animaux fabuleux qui ayant régné sur la terre pendant 140 millions d'années ont disparu totalement et mystérieusement. L'homme a besoin de héros. Faire des
oiseaux leurs descendants revient à prolonger leur existence.
Le goût du sensationnel. On a beaucoup prêté aux dinosaures. Il y en a eu pendant 140
millions d’années, certains très différents des vertébrés terrestres actuels. Avec parmi eux des herbivores à carapace, puissamment armés et des carnivores pourvus de dents et de griffes puissantes. Mais on les a représentés souvent plus féroces, plus rusés, plus agiles, que ce qu'ils étaient, probablement, étant donné leur grande taille (d'où leur lourdeur), leur température variable liée à un cœur imparfait (d'où une activité réduite) et leur cerveau très petit par rapport à leur poids (ils ne pouvaient être très malins).
Le goût du sensationnel a conduit à imaginer leur fin brutale provoquée par une catastrophe, généralement une énorme météorite qui, frappant la terre, les aurait grillés ou asphyxiés. Mais comment expliquer que leurs contemporains, des crocodiles, des mammifères, des oiseaux, des insectes, etc. aient survécu à ce cataclysme. La disparition des dinosaures a été progressive et naturelle: la dérive des continents, avec ses conséquences (volcanisme, variations climatiques, chaînes de montagnes, baisse du niveau marin, etc.) peut suffire pour expliquer cela.
Des assimilations abusives. Les reptiles volants (Ptérosauriens) n'étaient pas des dinosaures et
cependant très souvent les médias font l'assimilation, ce qui laisse croire que des dinosaures ont volé. Par analogie avec les oiseaux on a prêté aux dinosaures des aptitudes qu'ils n'avaient probablement pas: nidification, couvaison, soins aux jeunes,…Or non seulement leur parenté avec les oiseaux n'est pas prouvée (ceux-ci ont plus de caractères communs avec les mammifères qu'avec les reptiles actuels), mais tous les reptiles sont à température variable et sauf de très rares exceptions, ne veillent pas leurs œufs.
La notoriété de paléontologues surtout anglo-saxons. En accordant trop d'importance à
certains fossiles et pas à d'autres, ils ont, avec le concours des médias, popularisé leurs conclusions qui font des oiseaux "les derniers dinosaures". En l'absence d'une autre théorie, de nombreux paléontologues les ont suivis. Par la suite, ne voulant pas voir leurs écrits contestés, ils se sont opposés à la publication d'une théorie nouvelle, selon laquelle la plume a précédé le vol, le plumage a été mis en place grâce à une sélection sexuelle, et le vol découvert en milieu forestier.
Croire que les dinosaures sont à l’origine des oiseaux est l’erreur scientifique du siècle
Maurice Pomarède « originedesoiseaux.monsite.orange.fr »
14:55 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux, dinosaures, évolution, vol, plume, origine
24.09.2008
Nouvelle théorie pour l'origine des oiseaux.
La théorie dinosaurienne n’explique pas l’aile des oiseaux.
Un autre oubli de Darwin concerne la sélection sexuelle si importante chez les oiseaux actuels, surtout manifeste lors des parades nuptiales, et qui expliquerait les somptueux plumages (paon, ménure lyre, paradisiers,…)
On notera que les plumes sont d’origine profonde (elles percent la peau) et sont comparables aux poils des mammifères et non aux écailles des sauriens dont l’origine est superficielle. Elles pourraient être aussi anciennes que les poils apparus au Permo-Trias il y a plus de 200 millions d’années et donc bien avant les dinosaures. L’embryologie montre qu’au départ leurs ébauches sont semblables.
Affabulation et oublis.
Parce qu’un oiseau ce n’est pas seulement des ailes mais toute une organisation, on a prêté aux dinosaures, sans aucune preuve indiscutable, des vertus empruntées aux oiseaux :un corps à température constante, la couvaison des œufs, une activité concertée,…alors que leurs organes internes sont pratiquement inconnus, que leur cerveau est très réduit par rapport à leur poids et que les reptiles actuels ne s’occupent pas de leurs œufs. La découverte dans le Liaoning, de dinosaures emplumés a conduit des paléontologues à imaginer un stade à 4 ailes ayant précédé les oiseaux (Eric Buffetaut). Pour diminuer leurs taille, certains ont envisagé une miniaturisation des dinosaures (Armand de Ricqlès), oubliant qu’un oiseau ce n’est pas seulement des ailes mais tout un organisme adapté au vol .
Les théropodes sont à bassin de saurien alors que d’autres dinosaures, les ornithopodes ont un bassin d’oiseau et semblaient les ancêtres les plus indiqués, certains ayant un bec. Mais leur trop grande taille les a éliminés car, et ceci est capital : le poids est l’ennemi du vol.. Les virtuoses du vol sont les colibris dont certains ont la taille d’un bourdon.
Les oiseaux ont certes une origine reptilienne mais les mammifères aussi, ce qui pourrait indiquer une origine commune mais lointaine, expliquant entre autres, la parenté de la plume et du poil. On a oublié que les oiseaux sont bien plus proches des mammifères que des reptiles actuels : homéothermie, circulation du sang, embryogenèse, sexualisation, ce qui rend une origine commune possible. (Philippe Janvier, La Recherche nov.1983)
Vers une théorie nouvelle
Ces diverses remarques ont conduit à une théorie nouvelle (1999), due à la collaboration d’un paléontologue (Paul Ellenberger) et d’un ornithologue (Maurice Pomarède) spécialisé dans l’étude du plumage. On doit à Paul Ellenberger l’étude d’un fossile découvert en 1974 dans lequel il a vu un ancêtre possible des oiseaux. Ce fossile qu’il a nommé Cosesaurus aviceps est l’empreinte d’un lézard bipède d’une quinzaine de cm de long, longue queue comprise. L’animal avait un crâne arrondi comme un crâne de merle actuel et il présentait des traces de plumes, aux bases bien apparentes au contact des cuisses et formant un éventail caudal. Il était du Trias moyen et donc antérieur de 50 millions d’années à l’archaeopteryx.. A. de Ricqlès grand défenseur de la théorie dinosaurienne a reconnu le caractère avien du crâne mais a refusé de voir des plumes dans ce qui aurait pu être les traces d’une membrane alaire (La Recherche juillet-août 1975) . En réalité il refusait d’admettre l’existence des plumes avant l’archaeopteryx.
M. Pomarède allait apporter sa connaissance des plumes et des oiseaux . Il révéla que le vol battu des oiseaux est inné. Les jeunes aux nid battent des ailes pour solliciter la nourriture, et le poussin à peine éclos court après sa mère en battant des ailes, alors que ses rémiges sont à peine esquissées. Pour lui la plume par sa complexité et ses diverses fonctions (protection, parure, vol) a dû apparaître bien avant le vol et Cosesaurus en est la preuve. Tout comme Ellenberger il était persuadé que l’origine des oiseaux était antérieure aux dinosaures.
Selon eux les oiseaux seraient issus de petits reptiles, à l’aspect de lézards, qui auraient acquis des plumes, puis des ailes et enfin découvert le vol en milieu forestier
Chez ces reptiles, des expansions cutanées rudimentaires et protectrices, seraient apparues au cours d’une période froide, peut-être à la fin de l’Ere primaire, il y a quelques 250 millions d’années. Ces expansions, au Trias, auraient pris de l’importance dans un but ornemental . En accumulant des pigments colorés issus de l’alimentation (propriété des oiseaux actuels), elles auraient provoqué une sélection sexuelle favorable aux individus les plus colorés, d’où l’augmentation de leur taille et leur forme aplatie pour exhiber la couleur. Les plumes seraient donc apparues pour plaire avant d’être récupérées pour le vol. En courant après des insectes, ces lézards seraient devenus bipèdes. Peu à peu, cette bipédie aurait entraîné la réduction des bras (comme chez les kangourous, les gerboises et de nombreux dinosaures), mais des plumes se seraient allongées pour compenser la réduction des doigts et elles seraient devenues des rémiges (plumes du vol). D’où des proaviens bipèdes et emplumés. En recouvrant les griffes, les plumes auraient permis leur disparition.
Les ailes, n’ont pu apparaître que parce que les plumes étaient déjà présentes.
Pour fuir les prédateurs, n’ayant plus de griffes, les proaviens, seraient passés en milieu forestier, Ils y auraient découvert le vol en sautant de branche en branche. Les ailes d’abord élémentaires auraient pu servir à divers usages comme chez les oiseaux actuels : faucon maintenant sa proie avec ses ailes pour la dépecer, héron étalant ses ailes pour faire un cercle d’ombre attirant les poissons, ailes déployées pour séduire ou menacer, etc. Peu à peu les ailes se seraient perfectionnées et adaptées aux divers types de vol.
C’est au Jurassique, dans un milieu forestier surtout tropical que seraient apparus les premiers oiseaux. Sa constance et sa longue durée ont permis leur parfaite adaptation au vol. C’est là que de nos jours, ils sont les plus abondants et les plus variés. Pendant des millions d’années, il y sont restés à l’abri, pour ne s’épanouir qu’au Crétacé. Leur expansion a été favorisée par la régression des dinosaures et l’épanouissement des plantes à fleurs, leur assurant une nourriture abondante (fruits et graines, insectes, nectar)
Entré en relation avec d’éminents paléontologues (Armand de Ricqlès du Collège de France, Philippe Taquet du Muséum,…) M .Pomarède s’aperçut qu’il n’était pas le bienvenu . Ils avaient pris parti pour la théorie dinosaurienne et ils ne souhaitaient pas à être contestés. Bien que le Comité de lecture de l’Académie des sciences ait jugé ses idées « très intéressantes » et souhaité leur publication ( 2 avril 2001), M. Pomarède ne fut pas entendu. C’est qu’en effet de très importantes découvertes avaient été faites en Chine et elles permettait d’espérer la connaissance des ancêtres des oiseaux
L’épisode des dinosaures à plumes
On avait mis à jour dans le Liaoning un gisement fossilifère d’une exceptionnelle richesse, révélant une faune très riche en vertébrés, avec parmi eux, des mammifères primitifs, des dinosaures, des ptérosauriens et surtout des dinosaures à plumes. Ce gisement étant pratiquement du même âge que celui qui, en Europe, avait révélé les archaeoptéryx, les paléontologues eurent vite fait d’y voir la possibilité d’y trouver des intermédiaires entre dinosaures et oiseaux. Ces dinosaures bipèdes et très divers avaient des plumes plus ou moins abondantes, plus ou moins abouties, avec souvent un éventail caudal. Une frénésie s’empara des chercheurs qui décrivirent un grand nombre d’espèces qui firent la une des journaux (Protoarchaeopteryx, Confuciusornis, Caudipteryx, Sinosauropteryx,..) Jusqu’au jour ou un Archaeoraptor présenté comme le chaînon manquant tant espéré se révéla un faux (ARTE, le dinosaure qui a dupé le monde sept. 2004). S’étant rendu dans le Liaoning, pour voir ces fossiles, A.de Ricqlès y constata la présence de nombreux et véritables oiseaux indiscutables, ce qui prouvait que ceux-ci étaient antérieurs aux dinosaures à plumes (annuaire du Collège de France 2000-2001). Au colloque international de Beijing , la théorie dinosaurienne a été très vivement contestée. Depuis un grand silence s’est abattu sur l’origine des oiseaux. et Kevin Padian qui avait écrit « les oiseaux sont de petits dinosaures théropodes couverts de plumes et à queue courte » (Pour la Science avril 1998) a écrit dans La Recherche (oct. 2004) « il faut maintenant nous tourner vers les ancêtres de l’archaeopteryx » . Ces ancêtres, les Coelurosauriens, étant sans plumes, il renonçait ainsi au principal argument en faveur de l’origine dinosaurienne.
Conclusion
La présence de plumes chez des dinosaures ne prouve nullement que ceux-ci sont à l’origine des oiseaux. Mais elle explique la découverte en 1861 des fossiles d’une plume isolée manifestement d’oiseau, et du premier archaeopteryx . Nous savons maintenant que des reptiles ont pu avoir aussi bien des poils (ptérosauriens) que des plumes (dinosaures théropodes), ce qui confirme l’origine commune de ces formations. Apparition trop tardive des plumes ou manque d’un milieu approprié, les théropodes ont conservé leurs doigts griffus et se sont orientés vers la course avant de disparaître..
Il existe actuellement de petits lézards suffisamment légers et rapides pour courir sur l’eau et nager occasionnellement (Basiliscus du Mexique). Les lointains ancêtres des oiseaux ont pu leur être semblables. Vivant au bord des eaux, coureurs bipèdes, se nourrissant d’insectes dont ils auraient récupéré les caroténoïdes, ils auraient peu à peu acquis des plumes grâce à une sélection sexuelle. Cette apparition déterminante, n’était pas décisive. Les sauts en forêt auraient conduit au vol battu en réactivant les gènes de la nage.
Les oiseaux sont donc le fruit d’une longue évolution, où le milieu (climat, environnement) a joué un grand rôle dans le développement d’aptitudes initiales.
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les oiseaux ne sont pas des dinosaures !
Selon une opinion très répandue les oiseaux seraient les fils des dinosaures.
Mais cette croyance semble due à des conclusions hâtives et à une méconnaissance des oiseaux . Elle doit surtout son succès à l’absence d’une autre théorie et à l’engouement des médias, ravis de ressusciter des créatures que l’on croyait disparues depuis 65 millions d’années.
Des conclusions hâtives.
Parce que l’archaeopteryx découvert en 1861 avait des plumes on en a fait un oiseau et parce que son squelette était celui d'un dinosaure théropode (bipèdes coureurs) on a fait de ces dinosaures les ancêtres des oiseaux. En courant et en battant des bras ils auraient acquis des ailes, leurs écailles en s’allongeant devenant des plumes et le vol plané conduisant au vol battu des oiseaux (ref Ostrom et Kevin Padian).
Mais cela est très insuffisant. L’archaeopteryx n’avait pas d’ailes mais des doigts griffus et l’on sait aujourd’hui que les ptérosauriens (reptiles volants) avaient des poils, mais on n’en fait pas les ancêtres des chauves-souris. L’aile de l’oiseau est un complexe associant des plumes à une main étroite et allongée, aux doigts absents, à la paume réduite à deux os. Elle n’a pu naître de la course car celle-ci s’accompagne de mouvements alternes des bras alors que le vol demande des mouvements synchrones. On a alors imaginé de faire grimper l’archaeopteryx aux arbres, grâce à ses fortes griffes, puis de se lancer dans le vide pour planer. Mais le vol plané des oiseaux ne doit pas être confondu avec le prolongement de chute pratiqué par les écureuils volants, car c’est un vol acquis, qui ne peut exister seul, des phases de vol battu sont nécessaires pour trouver les courants aériens et il résulte de la maîtrise du vol
La théorie dinosaurienne n’explique pas le vol
Et l’oubli de Darwin.
Nous savons, que selon Darwin, le principal moteur de l’évolution animale est la sélection naturelle : celle-ci développe ce qui est utile ; l’inutile, le préjudiciable finissant pas disparaître. Mais pour que des écailles deviennent des plumes, il aurait fallu qu’elles présentent un avantage en vue du vol. Or comme l’a remarqué Stephen Jay Gould, elles sont sans intérêt pour cela. « Une ébauche d’aile ne peut présenter des chances de survie que si elle soutient déjà ». (cf. La foire aux dinosaures)
La forme aplatie des plumes n’est pas expliquée car des écailles développées dans un but protecteur seraient plutôt devenues un pelage comme chez les mammifères.
La théorie dinosaurienne n’explique pas l’apparition des plumes.
Pour passer à l’aile des oiseaux, il aurait fallu que les doigts de l’archaeopteryx disparaissent complètement, or ils sont bien développés et pourvus de griffes puissantes. Ils sont apparemment utiles et la sélection naturelle ne pouvait donc les supprimer. Leur suppression brutale par une mutation aurait été un handicap mortel. Les ailes ont dû naître autrement.
Maurice Pomarède
« maurice.pomarede@wanadoo.fr »
« originedesoiseaux. monsite. orange. fr »
M.Pomarède, agrégé des sciences naturelles a été enseignant-chercheur à Montpellier. Il est devenu officier du mérite agricole et des palmes académiques ; il est officier de l’ordre national du mérite.
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07.08.2008
L’inné de la bipédie aux oiseaux et aux mammifères
L’inné
De la bipédie aux oiseaux et aux mammifères
Chez les oiseaux, le vol battu est inné, dû à des mouvements synchrones des bras, probablement acquis par des ancêtres reptiliens, à l’aspect de lézards, vivant au bord des eaux, et sachant nager, car ces mouvements sont ceux de la nage. Par la suite, est venue l’acquisition des plumes, liée à une sélection sexuelle s’exerçant sur des expansions cutanées (initialement protectrices) ayant acquis la faculté d’accumuler des pigments colorés d’origine alimentaire. Elle a conduit à des plumes aplaties, longues et larges pour leur donner un maximum de surface. Cette sélection aurait été favorisée par une vie en milieu très dégagé (plages ou rochers) où les individus pouvaient s’exhiber, mais aussi courir après les insectes ou pour fuir. D’où des individus coureurs et emplumés, chez lesquels la bipédie aurait fait apparaître les ailes : en recouvrant les griffes, les plumes auraient permis leur disparition. Le passage en milieu forestier et les sauts de branche en branche, aurait conduit à la découverte du vol . C’est suite à l’allongement des plumes, venant compenser la régression des doigts, que les griffes devenues inutiles ont pu disparaître. Le vol battu, les sauts ont conduit au vol typique des oiseaux.
Les mêmes lézards auraient pu conduire aux mammifères. Dans leur cas, les mêmes expansions (apparues au permien), faute de pigments colorés (caroténoïdes) auraient conduit au pelage, mais les poils ne font pas plus un mammifère que les plumes ne font un oiseau, car il faut expliquer les mamelles et le lait. Aux poils auraient été liées des glandes destinées à les humidifier. De telles glandes existaient probablement chez les oiseaux mais elles ont disparu, suite à la mise en place du plumage ; ne persistant que sous la forme d’un seule glande uropygienne volumineuse, servant à graisser les plumes. Probablement les premiers mammifères ont été ovipares (comme l’échidné) puis ovovivipares ; évolution observée chez des reptiles (orvet vivipare, vipère ovovivipare). Les jeunes restant blottis entre les pattes contre la région génitale et alimentés par les parents. C’est dans cette région que des glandes sollicitées par léchage auraient produit une sécrétion lactée dont les jeunes se sont nourris en léchant les poils. Dans cette régions, ces glandes prenant de l’importance ont donné une région lactifère qui a évolué en mamelles. Par la suite, la région lactifère s’étirant, serait devenue une double ligne génératrice de paires de mamelles (euthériens) ou aurait migré dans une poche (métathériens :marsupiaux). A noter que le jabot des pigeons et de divers oiseaux produit une substance nutritive analogue à du lait et d’ailleurs appelé lait du pigeon, qui est le premier aliment des jeunes.
Apparus au Jurassique en milieu forestier, les oiseaux ont évolué en fonction de son importance et de sa durée. Ceux qui ont vécu longtemps en forêt tropicale alors très répandue, ont pu en raison de sa constance et de sa très longue durée, y acquérir une importante adaptation au vol. La remarquable unité de la classe des oiseaux n’a pas d’autre origine. L’adaptation a concerné surtout la respiration, source d’énergie. Les poumons suite à un blocage de la cage thoracique permise par les apophyses uncinées d’origine reptilienne, y ont développé des sacs aériens, venant se loger entre les organes. Le blocage a été induit par la nécessité d’assurer aux muscles du vol un appui sûr. Il a entraîné l’apparition d’une ventilation originale, liée à une structure capillaire des poumons. Le couplage avec la double circulation (acquise probablement avec l’homéothermie) assurant un rendement optimum. L’excrétion s’est modifiée : les oiseaux défèquent en s’envolant, ce qui allège leur corps ; les besoins en eau ont étés diminués, grâce à une urine solide et au rôle isolant des plumes. Des oiseaux des déserts peuvent voler jusqu’à une point d’eau et y emmagasiner de l’eau sous leurs plumes pour l’apporter à leurs jeunes. La digestion est rapide. Il est probable que le développement du cerveau est lié au vol (qu’on pense au tableau de bord d’un Airbus) et qu’il a commencé très tôt d’où le crâne arrondi de Cosesaurus. Le bec très mobile (c’est un progrès que les mâchoires dentées comment le montrent des dinosaures), s’est diversifié et spécialisé. Selon Jerison, la cérébralisation a conditionné la maîtrise du vol.
Les oiseaux qui ont échappé à cette action de la forêt, n’ont pas acquis tous ces avantages. Certains se sont orientés vers la course, liée à une augmentation de leur taille et sont devenus les ratites aux ailes restées réduites. Mais bénéficiant d’un abri facile à atteindre, la plupart des oiseaux ont nidifié dans les arbres et certains se sont même associés à des arbres ou à des buissons à fleurs pour assurer leur pollinisation. Des fleurs se sont adaptées à cela (vives couleurs, étamines pendantes, long pistil avec nectaires à sa base). Les oiseaux à dents, qui ont disparu au Crétacé, montrent que l’acquisition d’un bec a été un progrès : il est bien plus plastique que les dents et sa croissance continue est un avantage. Des dinosaures d’ailleurs ont aussi acquis un bec venu se substituer à leurs dents.
Les dinosaures à plumes issus d’un phylum sans rapport avec celui des oiseaux, montrent combien l’action du milieu a pu être capitale ; ayant conservé leurs doigts griffus et restés coureurs, ils n’ont pu acquérir de véritables ailes. L’épanouissement des oiseaux a commencé à la fin du Jurassique, mais les oiseaux se fossilisant mal (petite taille et fragilité des os), on connaît surtout ceux vivants sur des rivages et les formes géantes qui ont prospéré dans les plaines. Il y avait encore de ces oiseaux géants au début du Tertiaire, ce qui montre que le cataclysme qui aurait anéanti les dinosaures les a épargnés. Il y en avait encore au début de l’Ere tertiaire. Leurs œufs ont pu entraîner des confusions avec ceux des dinosaures.
Les mammifères seraient apparus aussi au Jurassique mais ils sont restés très discrets ; l’abondance des dinosaures les condamnant à une vie nocturne ou crépusculaire, que favorisait leur homéothermie. Les petits sont surtout connus par leurs dents, le milieu forestier étant peu favorable à la fossilisation. La disparition des dinosaures leur a permis de gagner les plaines où ils ont pu acquérir une grande taille et se diversifier.
C’est au Trias que de nombreux reptiles à l’aspect de lézard, ont tenté la conquête des airs. L’acquisition d’une membrane alaire a été le moyen le plus simple, celle-ci étant soutenue par les membres. Au départ apparition d’une membrane interdigitale, puis incorporation des membres avec ou non participation de la queue. Le même processus a conduit aux ailes des chauves-souris. On peut penser que les reptiles triasiques aux ailes membraneuses pratiquaient seulement le vol plané, apparu pour prolonger la chute. Le vol ne sera pratiqué par les Ptérosauriens que grâce à l’homéothermie permise par la présence de poils ; mais est-ce bien encore des reptiles ? L’armature osseuse ou cartilagineuse de ces membranes a pu s’obtenir de façons différentes. .De nombreux reptiles actuels ont des expansions membraneuses plus ou moins colorées et importantes, ayant valeur de caractères sexuels secondaires.
Plus compliquée est l’apparition des plumes. Elles auraient pu apparaître à la suite d’une sélection sexuelle concernant des expansions cutanées. Mais généralement ces expansions, restées trop localisées (cas de Longisquama aux plumes dorso-médianes), sont restées décoratives et elles ne pouvaient conduire au vol. Les oiseaux sont nés d’une suite d’acquisitions dont l’enchaînement n’était pas obligatoire, car à l’action du milieu se sont ajoutés des acquis propres aux oiseaux . Il a fallu :
- l’apparition d’expansions cutanées (en liaison avec un refroidissement ?).
- l’accumulation de pigments colorés dans ces expansions ; ces pigments (caroténoïdes) étant issus de l’alimentation et donnant des couleurs vives.
- l’apparition d’une sélection sexuelle conduisant aux plumes et au plumage.
- un milieu dégagé favorable à son expression. Ce milieu a favorisé la bipédie acquise pour fuir les prédateurs et chasser les insectes.
- la régression des mains et de leurs doigts due à la bipédie, avec par compensation l’allongement des plumes de la main devenant rémiges.
- la disparition des griffes permettant la réalisation des ailes.
- Le passage en milieu forestier au sera découvert le vol .
La fixation des caroténoïdes et les mouvements synchrones des bras étant particuliers aux oiseaux..
L’apparition des oiseaux était bien moins probable que celle des Ptérosauriens.
L’élimination de ces derniers serait due à la supériorité de la reproduction des oiseaux (nidification) et à celle de leur cerveau.
L’élimination de dinosaures serait surtout due à leur taille excessive (besoins et vulnérabilité accrus) et à la concurrence des mammifères.
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