05.02.2009
A savoir
Parce que l’archaeopteryx avait des plumes et un squelette de dinosaure on en a fait l’ancêtre des oiseaux. Les ailes auraient été acquises par des dinosaures courant en battant des bras ; des écailles seraient devenues des plumes.
Mais c’est faux, le poids étant l’ennemi du vol, les premiers oiseaux n’ont pu qu’être de très petite taille. La course ne peut conduire au vol et le vol plané des oiseaux résulte de la maîtrise du vol. La sélection naturelle, principal moteur de l’évolution, favorise ce qui est utile à l’individu, d’où la survivance du plus apte. Des écailles, même plus longues, ne pouvant former une surface portante ne pouvaient être sélectionnées. En revanche, les doigts griffus des archaeopteryx et des nombreux dinosaures à plumes trouvés au Liaoning, étaient bien développés, et apparemment utiles (des paléontologues y ont vu la possibilité de grimper aux arbres pour se lancer dans le vide et planer). Etant utiles, ils ne pouvaient être éliminés, or cela est indispensable pour parvenir à l’aile de l’oiseau. Les nombreuses recherches faites au Liaoning n’ont révélé aucun intermédiaire avec les oiseaux.
L’origine des oiseaux est à chercher chez de petits lézards bipèdes chez qui les plumes, primitivement parure, sont apparues bien avant le vol. C’est la régression des doigts liée à la bipédie qui en permettant aux plumes de recouvrir les griffes, les a rendues inutiles, et a permis leur disparition. M.Pomarède (« les vertébrés volants et l’origine des oiseaux »).
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08.10.2008
La dinomania
La dinomania (terme emprunté au paléontologue Stephen Jay Gould)
Ou comment on a pu croire que les dinosaures ont donné les oiseaux.
La théorie dinosaurienne s'appuie essentiellement sur le fait que l'archaeopteryx possède des plumes et un squelette de dinosaure. Mais les plumes des dinosaures sont imparfaites, la connaissance des oiseaux est insuffisante et l'action de l'environnement est méconnue.
La théorie dinosaurienne a bénéficié de facteurs irrationnels importants.
La nostalgie du passé. Inconsciemment beaucoup de gens regrettent la disparition des
dinosaures, animaux fabuleux qui ayant régné sur la terre pendant 140 millions d'années ont disparu totalement et mystérieusement. L'homme a besoin de héros. Faire des
oiseaux leurs descendants revient à prolonger leur existence.
Le goût du sensationnel. On a beaucoup prêté aux dinosaures. Il y en a eu pendant 140
millions d’années, certains très différents des vertébrés terrestres actuels. Avec parmi eux des herbivores à carapace, puissamment armés et des carnivores pourvus de dents et de griffes puissantes. Mais on les a représentés souvent plus féroces, plus rusés, plus agiles, que ce qu'ils étaient, probablement, étant donné leur grande taille (d'où leur lourdeur), leur température variable liée à un cœur imparfait (d'où une activité réduite) et leur cerveau très petit par rapport à leur poids (ils ne pouvaient être très malins).
Le goût du sensationnel a conduit à imaginer leur fin brutale provoquée par une catastrophe, généralement une énorme météorite qui, frappant la terre, les aurait grillés ou asphyxiés. Mais comment expliquer que leurs contemporains, des crocodiles, des mammifères, des oiseaux, des insectes, etc. aient survécu à ce cataclysme. La disparition des dinosaures a été progressive et naturelle: la dérive des continents, avec ses conséquences (volcanisme, variations climatiques, chaînes de montagnes, baisse du niveau marin, etc.) peut suffire pour expliquer cela.
Des assimilations abusives. Les reptiles volants (Ptérosauriens) n'étaient pas des dinosaures et
cependant très souvent les médias font l'assimilation, ce qui laisse croire que des dinosaures ont volé. Par analogie avec les oiseaux on a prêté aux dinosaures des aptitudes qu'ils n'avaient probablement pas: nidification, couvaison, soins aux jeunes,…Or non seulement leur parenté avec les oiseaux n'est pas prouvée (ceux-ci ont plus de caractères communs avec les mammifères qu'avec les reptiles actuels), mais tous les reptiles sont à température variable et sauf de très rares exceptions, ne veillent pas leurs œufs.
La notoriété de paléontologues surtout anglo-saxons. En accordant trop d'importance à
certains fossiles et pas à d'autres, ils ont, avec le concours des médias, popularisé leurs conclusions qui font des oiseaux "les derniers dinosaures". En l'absence d'une autre théorie, de nombreux paléontologues les ont suivis. Par la suite, ne voulant pas voir leurs écrits contestés, ils se sont opposés à la publication d'une théorie nouvelle, selon laquelle la plume a précédé le vol, le plumage a été mis en place grâce à une sélection sexuelle, et le vol découvert en milieu forestier.
Croire que les dinosaures sont à l’origine des oiseaux est l’erreur scientifique du siècle
Maurice Pomarède « originedesoiseaux.monsite.orange.fr »
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24.09.2008
Nouvelle théorie pour l'origine des oiseaux.
La théorie dinosaurienne n’explique pas l’aile des oiseaux.
Un autre oubli de Darwin concerne la sélection sexuelle si importante chez les oiseaux actuels, surtout manifeste lors des parades nuptiales, et qui expliquerait les somptueux plumages (paon, ménure lyre, paradisiers,…)
On notera que les plumes sont d’origine profonde (elles percent la peau) et sont comparables aux poils des mammifères et non aux écailles des sauriens dont l’origine est superficielle. Elles pourraient être aussi anciennes que les poils apparus au Permo-Trias il y a plus de 200 millions d’années et donc bien avant les dinosaures. L’embryologie montre qu’au départ leurs ébauches sont semblables.
Affabulation et oublis.
Parce qu’un oiseau ce n’est pas seulement des ailes mais toute une organisation, on a prêté aux dinosaures, sans aucune preuve indiscutable, des vertus empruntées aux oiseaux :un corps à température constante, la couvaison des œufs, une activité concertée,…alors que leurs organes internes sont pratiquement inconnus, que leur cerveau est très réduit par rapport à leur poids et que les reptiles actuels ne s’occupent pas de leurs œufs. La découverte dans le Liaoning, de dinosaures emplumés a conduit des paléontologues à imaginer un stade à 4 ailes ayant précédé les oiseaux (Eric Buffetaut). Pour diminuer leurs taille, certains ont envisagé une miniaturisation des dinosaures (Armand de Ricqlès), oubliant qu’un oiseau ce n’est pas seulement des ailes mais tout un organisme adapté au vol .
Les théropodes sont à bassin de saurien alors que d’autres dinosaures, les ornithopodes ont un bassin d’oiseau et semblaient les ancêtres les plus indiqués, certains ayant un bec. Mais leur trop grande taille les a éliminés car, et ceci est capital : le poids est l’ennemi du vol.. Les virtuoses du vol sont les colibris dont certains ont la taille d’un bourdon.
Les oiseaux ont certes une origine reptilienne mais les mammifères aussi, ce qui pourrait indiquer une origine commune mais lointaine, expliquant entre autres, la parenté de la plume et du poil. On a oublié que les oiseaux sont bien plus proches des mammifères que des reptiles actuels : homéothermie, circulation du sang, embryogenèse, sexualisation, ce qui rend une origine commune possible. (Philippe Janvier, La Recherche nov.1983)
Vers une théorie nouvelle
Ces diverses remarques ont conduit à une théorie nouvelle (1999), due à la collaboration d’un paléontologue (Paul Ellenberger) et d’un ornithologue (Maurice Pomarède) spécialisé dans l’étude du plumage. On doit à Paul Ellenberger l’étude d’un fossile découvert en 1974 dans lequel il a vu un ancêtre possible des oiseaux. Ce fossile qu’il a nommé Cosesaurus aviceps est l’empreinte d’un lézard bipède d’une quinzaine de cm de long, longue queue comprise. L’animal avait un crâne arrondi comme un crâne de merle actuel et il présentait des traces de plumes, aux bases bien apparentes au contact des cuisses et formant un éventail caudal. Il était du Trias moyen et donc antérieur de 50 millions d’années à l’archaeopteryx.. A. de Ricqlès grand défenseur de la théorie dinosaurienne a reconnu le caractère avien du crâne mais a refusé de voir des plumes dans ce qui aurait pu être les traces d’une membrane alaire (La Recherche juillet-août 1975) . En réalité il refusait d’admettre l’existence des plumes avant l’archaeopteryx.
M. Pomarède allait apporter sa connaissance des plumes et des oiseaux . Il révéla que le vol battu des oiseaux est inné. Les jeunes aux nid battent des ailes pour solliciter la nourriture, et le poussin à peine éclos court après sa mère en battant des ailes, alors que ses rémiges sont à peine esquissées. Pour lui la plume par sa complexité et ses diverses fonctions (protection, parure, vol) a dû apparaître bien avant le vol et Cosesaurus en est la preuve. Tout comme Ellenberger il était persuadé que l’origine des oiseaux était antérieure aux dinosaures.
Selon eux les oiseaux seraient issus de petits reptiles, à l’aspect de lézards, qui auraient acquis des plumes, puis des ailes et enfin découvert le vol en milieu forestier
Chez ces reptiles, des expansions cutanées rudimentaires et protectrices, seraient apparues au cours d’une période froide, peut-être à la fin de l’Ere primaire, il y a quelques 250 millions d’années. Ces expansions, au Trias, auraient pris de l’importance dans un but ornemental . En accumulant des pigments colorés issus de l’alimentation (propriété des oiseaux actuels), elles auraient provoqué une sélection sexuelle favorable aux individus les plus colorés, d’où l’augmentation de leur taille et leur forme aplatie pour exhiber la couleur. Les plumes seraient donc apparues pour plaire avant d’être récupérées pour le vol. En courant après des insectes, ces lézards seraient devenus bipèdes. Peu à peu, cette bipédie aurait entraîné la réduction des bras (comme chez les kangourous, les gerboises et de nombreux dinosaures), mais des plumes se seraient allongées pour compenser la réduction des doigts et elles seraient devenues des rémiges (plumes du vol). D’où des proaviens bipèdes et emplumés. En recouvrant les griffes, les plumes auraient permis leur disparition.
Les ailes, n’ont pu apparaître que parce que les plumes étaient déjà présentes.
Pour fuir les prédateurs, n’ayant plus de griffes, les proaviens, seraient passés en milieu forestier, Ils y auraient découvert le vol en sautant de branche en branche. Les ailes d’abord élémentaires auraient pu servir à divers usages comme chez les oiseaux actuels : faucon maintenant sa proie avec ses ailes pour la dépecer, héron étalant ses ailes pour faire un cercle d’ombre attirant les poissons, ailes déployées pour séduire ou menacer, etc. Peu à peu les ailes se seraient perfectionnées et adaptées aux divers types de vol.
C’est au Jurassique, dans un milieu forestier surtout tropical que seraient apparus les premiers oiseaux. Sa constance et sa longue durée ont permis leur parfaite adaptation au vol. C’est là que de nos jours, ils sont les plus abondants et les plus variés. Pendant des millions d’années, il y sont restés à l’abri, pour ne s’épanouir qu’au Crétacé. Leur expansion a été favorisée par la régression des dinosaures et l’épanouissement des plantes à fleurs, leur assurant une nourriture abondante (fruits et graines, insectes, nectar)
Entré en relation avec d’éminents paléontologues (Armand de Ricqlès du Collège de France, Philippe Taquet du Muséum,…) M .Pomarède s’aperçut qu’il n’était pas le bienvenu . Ils avaient pris parti pour la théorie dinosaurienne et ils ne souhaitaient pas à être contestés. Bien que le Comité de lecture de l’Académie des sciences ait jugé ses idées « très intéressantes » et souhaité leur publication ( 2 avril 2001), M. Pomarède ne fut pas entendu. C’est qu’en effet de très importantes découvertes avaient été faites en Chine et elles permettait d’espérer la connaissance des ancêtres des oiseaux
L’épisode des dinosaures à plumes
On avait mis à jour dans le Liaoning un gisement fossilifère d’une exceptionnelle richesse, révélant une faune très riche en vertébrés, avec parmi eux, des mammifères primitifs, des dinosaures, des ptérosauriens et surtout des dinosaures à plumes. Ce gisement étant pratiquement du même âge que celui qui, en Europe, avait révélé les archaeoptéryx, les paléontologues eurent vite fait d’y voir la possibilité d’y trouver des intermédiaires entre dinosaures et oiseaux. Ces dinosaures bipèdes et très divers avaient des plumes plus ou moins abondantes, plus ou moins abouties, avec souvent un éventail caudal. Une frénésie s’empara des chercheurs qui décrivirent un grand nombre d’espèces qui firent la une des journaux (Protoarchaeopteryx, Confuciusornis, Caudipteryx, Sinosauropteryx,..) Jusqu’au jour ou un Archaeoraptor présenté comme le chaînon manquant tant espéré se révéla un faux (ARTE, le dinosaure qui a dupé le monde sept. 2004). S’étant rendu dans le Liaoning, pour voir ces fossiles, A.de Ricqlès y constata la présence de nombreux et véritables oiseaux indiscutables, ce qui prouvait que ceux-ci étaient antérieurs aux dinosaures à plumes (annuaire du Collège de France 2000-2001). Au colloque international de Beijing , la théorie dinosaurienne a été très vivement contestée. Depuis un grand silence s’est abattu sur l’origine des oiseaux. et Kevin Padian qui avait écrit « les oiseaux sont de petits dinosaures théropodes couverts de plumes et à queue courte » (Pour la Science avril 1998) a écrit dans La Recherche (oct. 2004) « il faut maintenant nous tourner vers les ancêtres de l’archaeopteryx » . Ces ancêtres, les Coelurosauriens, étant sans plumes, il renonçait ainsi au principal argument en faveur de l’origine dinosaurienne.
Conclusion
La présence de plumes chez des dinosaures ne prouve nullement que ceux-ci sont à l’origine des oiseaux. Mais elle explique la découverte en 1861 des fossiles d’une plume isolée manifestement d’oiseau, et du premier archaeopteryx . Nous savons maintenant que des reptiles ont pu avoir aussi bien des poils (ptérosauriens) que des plumes (dinosaures théropodes), ce qui confirme l’origine commune de ces formations. Apparition trop tardive des plumes ou manque d’un milieu approprié, les théropodes ont conservé leurs doigts griffus et se sont orientés vers la course avant de disparaître..
Il existe actuellement de petits lézards suffisamment légers et rapides pour courir sur l’eau et nager occasionnellement (Basiliscus du Mexique). Les lointains ancêtres des oiseaux ont pu leur être semblables. Vivant au bord des eaux, coureurs bipèdes, se nourrissant d’insectes dont ils auraient récupéré les caroténoïdes, ils auraient peu à peu acquis des plumes grâce à une sélection sexuelle. Cette apparition déterminante, n’était pas décisive. Les sauts en forêt auraient conduit au vol battu en réactivant les gènes de la nage.
Les oiseaux sont donc le fruit d’une longue évolution, où le milieu (climat, environnement) a joué un grand rôle dans le développement d’aptitudes initiales.
15:40 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux, dinosaures, évolution, vol, plume, origine, vol battu
les oiseaux ne sont pas des dinosaures !
Selon une opinion très répandue les oiseaux seraient les fils des dinosaures.
Mais cette croyance semble due à des conclusions hâtives et à une méconnaissance des oiseaux . Elle doit surtout son succès à l’absence d’une autre théorie et à l’engouement des médias, ravis de ressusciter des créatures que l’on croyait disparues depuis 65 millions d’années.
Des conclusions hâtives.
Parce que l’archaeopteryx découvert en 1861 avait des plumes on en a fait un oiseau et parce que son squelette était celui d'un dinosaure théropode (bipèdes coureurs) on a fait de ces dinosaures les ancêtres des oiseaux. En courant et en battant des bras ils auraient acquis des ailes, leurs écailles en s’allongeant devenant des plumes et le vol plané conduisant au vol battu des oiseaux (ref Ostrom et Kevin Padian).
Mais cela est très insuffisant. L’archaeopteryx n’avait pas d’ailes mais des doigts griffus et l’on sait aujourd’hui que les ptérosauriens (reptiles volants) avaient des poils, mais on n’en fait pas les ancêtres des chauves-souris. L’aile de l’oiseau est un complexe associant des plumes à une main étroite et allongée, aux doigts absents, à la paume réduite à deux os. Elle n’a pu naître de la course car celle-ci s’accompagne de mouvements alternes des bras alors que le vol demande des mouvements synchrones. On a alors imaginé de faire grimper l’archaeopteryx aux arbres, grâce à ses fortes griffes, puis de se lancer dans le vide pour planer. Mais le vol plané des oiseaux ne doit pas être confondu avec le prolongement de chute pratiqué par les écureuils volants, car c’est un vol acquis, qui ne peut exister seul, des phases de vol battu sont nécessaires pour trouver les courants aériens et il résulte de la maîtrise du vol
La théorie dinosaurienne n’explique pas le vol
Et l’oubli de Darwin.
Nous savons, que selon Darwin, le principal moteur de l’évolution animale est la sélection naturelle : celle-ci développe ce qui est utile ; l’inutile, le préjudiciable finissant pas disparaître. Mais pour que des écailles deviennent des plumes, il aurait fallu qu’elles présentent un avantage en vue du vol. Or comme l’a remarqué Stephen Jay Gould, elles sont sans intérêt pour cela. « Une ébauche d’aile ne peut présenter des chances de survie que si elle soutient déjà ». (cf. La foire aux dinosaures)
La forme aplatie des plumes n’est pas expliquée car des écailles développées dans un but protecteur seraient plutôt devenues un pelage comme chez les mammifères.
La théorie dinosaurienne n’explique pas l’apparition des plumes.
Pour passer à l’aile des oiseaux, il aurait fallu que les doigts de l’archaeopteryx disparaissent complètement, or ils sont bien développés et pourvus de griffes puissantes. Ils sont apparemment utiles et la sélection naturelle ne pouvait donc les supprimer. Leur suppression brutale par une mutation aurait été un handicap mortel. Les ailes ont dû naître autrement.
Maurice Pomarède
« maurice.pomarede@wanadoo.fr »
« originedesoiseaux. monsite. orange. fr »
M.Pomarède, agrégé des sciences naturelles a été enseignant-chercheur à Montpellier. Il est devenu officier du mérite agricole et des palmes académiques ; il est officier de l’ordre national du mérite.
15:39 Publié dans Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux, dinosaures, évolution, vol, plume, origine, vol battu


