27.05.2009
On ne vous dit pas tout !
On ne vous dit pas tout !
L’erreur scientifique du siècle
ou des dinosaures et des oiseaux Tragi-comédie en cinq actes
Premier acte En 1861, on découvre en Bavière, l’empreinte d’une plume puis un animal entier pourvu de plumes.. La plume isolée a toutes les caractéristiques d’une plume d’oiseau, mais les plumes en place sont différentes. Les deux fossiles sont réunis sous le nom d’Archaeopteryx. L’animal n’a pas d’ailes mais des doigts griffus, on voit cependant en lui un ancêtre des oiseaux. Par la suite, l’américain Ostrom ayant établi que l’animal a un squelette de dinosaure, on voit dans les dinosaures les ancêtres des oiseaux. En courant un dinosaure bipède aurait acquis des ailes : ses écailles devenant des plumes. Une douzaine d’archaeopteryx seront découverts en Bavière.
Cette thèse dite dinosaurienne, est adoptée par l’ensemble des paléontologues et popularisée par les médias. Elle ressuscite des animaux que l’on croyait disparus depuis 65 millions d’années.
Deuxième acte : En 1974, on découvre en Espagne le fossile d’un lézard bipède qui a un crâne d’oiseau et apparemment des plumes. Appelé Cosesaurus, il est étudié à Montpellier par Paul Ellenberger, spécialiste des pistes fossiles. Il y a voit un possible ancêtre des oiseaux.
Mais Cosesaurus vivait 50 millions d’années avant l’Archaeopteryx, et dans ce cas ce dernier ne peut être l’ancêtres des oiseaux. Armand de Ricqlès qui deviendra la n°1 de la paléontologie française (il sera professeur au Collège de France) refuse d’y voir des ailes, et la thèse que préparait Ellenberger finit en mémoire à la bibliothèque de la Société géologique de France.
Troisième acte : Maurice Pomarède, biologiste, fait la connaissance d’Ellenberger et de Cosesaurus. Spécialiste du plumage, il a découvert les microstructures à l’origine des couleurs des paons, faisans, colibris, etc. Pour lui les plumes ont dû apparaître bien avant et indépendamment du vol. et Cosesaurus en est la preuve. Il montre que la théorie dinosaurienne repose sur une méconnaissance des oiseaux et du vol (car le poids est l’ennemi du vol, le vol plané est acquis, la course ne peut mener au vol,…), et un oubli de Darwin (la sélection naturelle ne peut expliquer l’apparition des plumes et des ailes). Il voit dans la sélection sexuelle (si importante chez les oiseaux actuels) l’origine des plumes, qui apparues comme protection, se sont développées en devenant parure, pour finalement être récupérées pour le vol, suite à la régression des bras entraînée par la course bipède. En 1998, il commence à exposer ses idées.
Quatrième acte : Les idées de M. Pomarède ne sont pas les bienvenues. Ses articles sont refusés par les revues scientifiques, bien que le Comité de lecture de l’Académie des sciences ait trouvé que son envoi « serait très intéressant à publier dans une revue plus spécialisée qui atteindrait un public plus large » (lettre du 2 avril 2001). La censure qui frappe M. Pomarède est due à des paléontologues dinosauriens qui n’acceptent pas son intrusion dans leur domaine réservé. Professeur en spéciale bio. M. Pomarède est agrégé des sciences naturelles, responsable de la recherche à la Confédération Ornithologique Mondiale, officier dans les ordres suivants : mérite agricole, palmes académiques et ordre national du mérite. Il correspond avec des paléontologues éminents. Mais pour se faire entendre, M. Pomarède, devra publier un livre à compte d’auteur « les vertébrés volants et l’origine des oiseaux » paru fin 2003 . Depuis il est sur Internet où il a un site : « originedesoiseaux. monsite.orange.fr »
Cinquième acte : L’opposition à M.Pomarède s’explique par la découverte à partir de 1994, en Chine dans le Liaoning, d’un gisement fossilifère d’une exceptionnelle richesse. On y trouvera des dinosaures à plumes comparables à l’archaeopteryx et comme ce gisement est contemporain et postérieur à celui de Bavière, on s’attend à y trouver des intermédiaires entre les dinosaures et les oiseaux. De nombreux fossiles sont découverts, longuement signalés par la presse et achetés fort cher, au point que de Ricqlès s’en inquiète redoutant l’apparition d’individus trafiqués (encyclopédie Axis juin 98). Le chaînon manquant est enfin trouvé, c’est l’Archaeoraptor mais une étude scientifique montre qu’il s’agit d’une faux réalisé avec plusieurs fossiles. On découvrira même un atelier de fabrication. Le scandale finit par éclater : « le dinosaure qui a dupé le monde » :ARTE sept. 2005.
Au paravent, en juin 2000, de Ricqlès qui s’était rendu au Liaoning voir les fossiles, avait été stupéfait. Non seulement le Liaoning est très riche en fossiles divers (mammifères et ptérosauriens velus) mais on y a trouvé aussi les restes de « très nombreux oiseaux indiscutables ». Ceux-ci se reconnaissant au squelette des ailes (main très étroite, doigts absents) très différent de celui des dinosaures à plumes (main aux doigts griffus). Il est donc évident que les oiseaux sont apparus avant les dinosaures à plumes (ref. annuaire du Collège de France 2000-2001).
C’est ce que reconnaîtra Kevin Padian de l’Université de Berkeley, mais en France, le rapport de de Ricqlès restera méconnu et ce n’est qu’en janvier 2006 que seule la revue La Recherche signalera la présence des oiseaux.. Mais celle-ci n’a pas échappé aux créationnistes si actifs aux Etats-Unis. Pour ces ennemis de Darwin, cette présence montre qu’il n’y a pas eu évolution, mais création. Ils oublient seulement qu’avant le Liaoningornis du Liaoning, qui est un oiseau, encore sans bréchet, il y a eu, bien avant lui, Cosesaurus.
Epilogue Ainsi le Liaoning a montré que M. Pomarède avait raison : les plumes sont apparues bien avant le vol et les dinosaures à plumes (dont l’archaeopteryx), ne sont pas à l’origine des oiseaux. Les oiseaux seraient issus de lézards bipèdes ayant acquis des plumes au Trias, il y a 200 millions d’années; puis des ailes, et découvert le vol, en milieu forestier, au Jurassique (vers -160 millions d’années. L’épanouissement des oiseaux a été favorisé par le grand développement des plantes à fleurs (d’où du nectar, des fruits, des graines) et par la régression des dinosaures et des ptérosauriens. La coexistence, à la fin du jurassique, des oiseaux et des dinosaures à plumes explique la découverte en Bavière, en 1861 de la plume isolée d’oiseau et du premier archaeopteryx.
M. Pomarède (mai 2009)
« originedesoiseaux. monsite. orange.fr »
19:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseau, ornithologie, dinosaure, comment



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