27.05.2009

L’arnaque du siècle

L’arnaque du siècle


Croire que les dinosaures sont à l’origine des oiseaux est une absurdité scientifique !

Comment a-t-on pu croire que des créatures dont le principal caractère évolutif est une augmentation de leur taille, qui a pu atteindre 40 mètres de long et 10 de haut, ce qui devait les rendre lourdes et malhabiles, ont pu donner les oiseaux dont la fragilité et la vivacité nous étonnent ? Car le poids est l’ennemi du vol, ce que montrent bien la légèreté des insectes et la virtuosité des colibris dont certains ne sont pas plus gros qu’un bourdon.

Pourtant, c’est ce qu’ont cru des esprits éminents suivis par une presse ravie de ressusciter des animaux que l’on croyait disparus depuis plus de 65 millions d’années.
Certes dans le passé des esprits non moins éminents ont cru que la terre était plate et que le soleil tournait autour d’elle ; ils étaient victimes des apparences et de conclusions hâtives. C’est ce qui a eu lieu avec les dinosaures.

Parce qu’en 1861on a découvert un fossile, l’archaeopteryx, qui avait des plumes on a fait de celui-ci, sans ailes véritables et pourvu de griffes, un oiseau, et parce que son squelette était celui d’un dinosaure, on en a conclu que les dinosaures étaient à l’origine des oiseaux. L’imagination aidant on a inventé la théorie dinosaurienne : un dinosaure bipède, aurait acquis des ailes en courant en battant des bras, ses écailles en s’allongeant seraient devenues des plumes. En bondissant, il aurait découvert le vol plané,prélude au vol battu des oiseaux. (1) …C’était si simple qu’on ne chercha pas plus loin.

Pourtant si on avait étudié les oiseaux on aurait su que la course qui s’accompagne de mouvements alternes des bras ne pouvait mener au vol qui demande des mouvements synchrones, que le vol plané est un vol acquis (dans le nid les oisillons battent déjà des ailes), que les plumes ont une origine profonde : elles naissent en perçant la peau, contrairement aux écailles. Mais quand on est certain d’avoir la vérité, pourquoi chercher plus loin ?

Au contraire, comme le vol des oiseaux demande beaucoup d’énergie d’où leur corps à température constante, des paléontologues n’ont pas hésité à donner à des dinosaures cette faculté sans aucune preuve (les organes internes étant inconnus) et bien que leur cerveau soit très réduit par rapport à leur poids, ils les ont fait très actifs. On alla même jusqu’à imaginer une miniaturisation des dinosaures pour rendre leur taille compatible avec le vol.

Mais il fallait éviter toute contestation. Aussi quand en 1974 on découvrit un lézard fossile qui avait un crâne d’oiseau et apparemment des plumes (2), l’inquiétude fut grande car il montrait que les plumes étaient apparues avant le vol et qu’étant très antérieur à l’archaeopteryx, ce dernier n’était pas l’ancêtre des oiseaux. On fit le silence sur cette découverte dont l’auteur osait préparer une thèse, et de cet important fossile on ne parla plus. Quand, plus tard, un ornithologue (3), s’appuyant sur l’étude des oiseaux, soutint que les dinosaures ne pouvaient être à leur origine , il se vit interdit de publication dans les revues scientifiques. Il osait soutenir une théorie nouvelle, bien plus crédible. Selon lui les plumes, les ailes, puis le vol seraient nés successivement ; l’environnement et la sélection sexuelle ayant eu un rôle déterminant.

Entre temps, dans le Liaoning en Chine, on avait découvert des dinosaures bipèdes qui comme l’archaeopteryx avaient des griffes et des plumes. Ils prouvaient que les plumes avaient bien précédé le vol, mais, pour les « dinosauriens » ils annonçaient la prochaine découverte du chaînon manquant mi-dinosaure mi-oiseau. On découvrit enfin celui-ci; c’était l’archaeoraptor mais ce n’était qu’un faux issu d’un atelier chinois découvert par la suite (4). On découvrit aussi que de très nombreux oiseaux incontestables, avaient vécu au temps des dinosaures à plumes (5). Ceux-ci très imparfait et incapables de voler ne pouvaient être à l’origine des oiseaux, qui était nécessairement bien plus ancienne. Depuis un grand silence s’est abattu sur les dinosaures à plumes dont on avait tant parlé. Sont-ils devenu très rares ? Craindrait-on de déceler d’autres faux ? Curieusement les paléontologues « dinosauriens » sont passés à d’autres sujets (6) ! Pour se faire oublier ?

Il apparaît maintenant que les oiseaux seraient issus de petits lézards qui vivant au Trias, auraient acquis des plumes, d’abord rudimentaires et protectrices, puis prenant de l’importance en devenant ornementales, et cela grâce à une sélection sexuelle. Les ailes seraient nées de la course bipède qui en provoquant la réduction des bras aurait entraîné un allongement des plumes de la main pour compenser la régression des doigts. Le vol aurait été découvert plus tard dans le milieu forestier, alors tropical, où se seraient réfugiés ces proaviens, avant d’y acquérir une complète adaptation au vol.

La théorie dinosaurienne est en passe de rejoindre dans l’histoire des sciences d’autres arnaques célèbres, celle des bosses du crâne (qui a laissé l’expression avoir la bosse des maths), ou celle du crâne de Pitdown , attribué à un ancêtre de l’humanité, mais né de l’association frauduleuse, d’un vieux crâne humain et d’une mâchoire d’orang-outang. Avec les dinosaures pères des oiseaux, on a fait beaucoup mieux : le scandale étant devenu mondial.

Maurice Pomarède
Officier des palmes académiques
Officier de l’ordre national du mérite


(1) revue Pour la Science avril 1998
(2) Cosesaurus aviceps étudié par Paul Ellenberger, paléontologue à Montpellier
(3) Maurice Pomarède, professeur agrégé de sciences naturelles
(4) ARTE : le dinosaure qui a dupé le monde (émission du 18 sept. 2004)
(5) De Ricqlès, annuaire du Collège de France 2000-2001 et revue La Recherche janvier 2006
(6) l’un travaillant à la biographie de Georges Cuvier, un autre étudiant le retour au milieu aquatique des vertébrés terrestres, un troisième s’étant retiré à Lyon,…


Ref.

On ne vous dit pas tout !

On ne vous dit pas tout !
L’erreur scientifique du siècle

ou des dinosaures et des oiseaux Tragi-comédie en cinq actes


Premier acte En 1861, on découvre en Bavière, l’empreinte d’une plume puis un animal entier pourvu de plumes.. La plume isolée a toutes les caractéristiques d’une plume d’oiseau, mais les plumes en place sont différentes. Les deux fossiles sont réunis sous le nom d’Archaeopteryx. L’animal n’a pas d’ailes mais des doigts griffus, on voit cependant en lui un ancêtre des oiseaux. Par la suite, l’américain Ostrom ayant établi que l’animal a un squelette de dinosaure, on voit dans les dinosaures les ancêtres des oiseaux. En courant un dinosaure bipède aurait acquis des ailes : ses écailles devenant des plumes. Une douzaine d’archaeopteryx seront découverts en Bavière.
Cette thèse dite dinosaurienne, est adoptée par l’ensemble des paléontologues et popularisée par les médias. Elle ressuscite des animaux que l’on croyait disparus depuis 65 millions d’années.

Deuxième acte : En 1974, on découvre en Espagne le fossile d’un lézard bipède qui a un crâne d’oiseau et apparemment des plumes. Appelé Cosesaurus, il est étudié à Montpellier par Paul Ellenberger, spécialiste des pistes fossiles. Il y a voit un possible ancêtre des oiseaux.
Mais Cosesaurus vivait 50 millions d’années avant l’Archaeopteryx, et dans ce cas ce dernier ne peut être l’ancêtres des oiseaux. Armand de Ricqlès qui deviendra la n°1 de la paléontologie française (il sera professeur au Collège de France) refuse d’y voir des ailes, et la thèse que préparait Ellenberger finit en mémoire à la bibliothèque de la Société géologique de France.

Troisième acte : Maurice Pomarède, biologiste, fait la connaissance d’Ellenberger et de Cosesaurus. Spécialiste du plumage, il a découvert les microstructures à l’origine des couleurs des paons, faisans, colibris, etc. Pour lui les plumes ont dû apparaître bien avant et indépendamment du vol. et Cosesaurus en est la preuve. Il montre que la théorie dinosaurienne repose sur une méconnaissance des oiseaux et du vol (car le poids est l’ennemi du vol, le vol plané est acquis, la course ne peut mener au vol,…), et un oubli de Darwin (la sélection naturelle ne peut expliquer l’apparition des plumes et des ailes). Il voit dans la sélection sexuelle (si importante chez les oiseaux actuels) l’origine des plumes, qui apparues comme protection, se sont développées en devenant parure, pour finalement être récupérées pour le vol, suite à la régression des bras entraînée par la course bipède. En 1998, il commence à exposer ses idées.

Quatrième acte : Les idées de M. Pomarède ne sont pas les bienvenues. Ses articles sont refusés par les revues scientifiques, bien que le Comité de lecture de l’Académie des sciences ait trouvé que son envoi « serait très intéressant à publier dans une revue plus spécialisée qui atteindrait un public plus large » (lettre du 2 avril 2001). La censure qui frappe M. Pomarède est due à des paléontologues dinosauriens qui n’acceptent pas son intrusion dans leur domaine réservé. Professeur en spéciale bio. M. Pomarède est agrégé des sciences naturelles, responsable de la recherche à la Confédération Ornithologique Mondiale, officier dans les ordres suivants : mérite agricole, palmes académiques et ordre national du mérite. Il correspond avec des paléontologues éminents. Mais pour se faire entendre, M. Pomarède, devra publier un livre à compte d’auteur « les vertébrés volants et l’origine des oiseaux » paru fin 2003 . Depuis il est sur Internet où il a un site : « originedesoiseaux. monsite.orange.fr »

Cinquième acte : L’opposition à M.Pomarède s’explique par la découverte à partir de 1994, en Chine dans le Liaoning, d’un gisement fossilifère d’une exceptionnelle richesse. On y trouvera des dinosaures à plumes comparables à l’archaeopteryx et comme ce gisement est contemporain et postérieur à celui de Bavière, on s’attend à y trouver des intermédiaires entre les dinosaures et les oiseaux. De nombreux fossiles sont découverts, longuement signalés par la presse et achetés fort cher, au point que de Ricqlès s’en inquiète redoutant l’apparition d’individus trafiqués (encyclopédie Axis juin 98). Le chaînon manquant est enfin trouvé, c’est l’Archaeoraptor mais une étude scientifique montre qu’il s’agit d’une faux réalisé avec plusieurs fossiles. On découvrira même un atelier de fabrication. Le scandale finit par éclater : « le dinosaure qui a dupé le monde » :ARTE sept. 2005.
Au paravent, en juin 2000, de Ricqlès qui s’était rendu au Liaoning voir les fossiles, avait été stupéfait. Non seulement le Liaoning est très riche en fossiles divers (mammifères et ptérosauriens velus) mais on y a trouvé aussi les restes de « très nombreux oiseaux indiscutables ». Ceux-ci se reconnaissant au squelette des ailes (main très étroite, doigts absents) très différent de celui des dinosaures à plumes (main aux doigts griffus). Il est donc évident que les oiseaux sont apparus avant les dinosaures à plumes (ref. annuaire du Collège de France 2000-2001).
C’est ce que reconnaîtra Kevin Padian de l’Université de Berkeley, mais en France, le rapport de de Ricqlès restera méconnu et ce n’est qu’en janvier 2006 que seule la revue La Recherche signalera la présence des oiseaux.. Mais celle-ci n’a pas échappé aux créationnistes si actifs aux Etats-Unis. Pour ces ennemis de Darwin, cette présence montre qu’il n’y a pas eu évolution, mais création. Ils oublient seulement qu’avant le Liaoningornis du Liaoning, qui est un oiseau, encore sans bréchet, il y a eu, bien avant lui, Cosesaurus.

Epilogue Ainsi le Liaoning a montré que M. Pomarède avait raison : les plumes sont apparues bien avant le vol et les dinosaures à plumes (dont l’archaeopteryx), ne sont pas à l’origine des oiseaux. Les oiseaux seraient issus de lézards bipèdes ayant acquis des plumes au Trias, il y a 200 millions d’années; puis des ailes, et découvert le vol, en milieu forestier, au Jurassique (vers -160 millions d’années. L’épanouissement des oiseaux a été favorisé par le grand développement des plantes à fleurs (d’où du nectar, des fruits, des graines) et par la régression des dinosaures et des ptérosauriens. La coexistence, à la fin du jurassique, des oiseaux et des dinosaures à plumes explique la découverte en Bavière, en 1861 de la plume isolée d’oiseau et du premier archaeopteryx.

M. Pomarède (mai 2009)



« originedesoiseaux. monsite. orange.fr »

24.02.2009

Nouvelles du Liaoning

Nota : Contrairement à ce qu’on avait espéré, les fouilles du Liaoning n’ont révélé aucun intermédiaire entre dinosaures à plumes et oiseaux. Un Archaeoraptor présenté comme tel n’était qu’un faux. En revanche d’incontestables oiseaux existaient déjà. (réf : annuaire du Collège de France 200-2001) L’origine des oiseaux, antérieure aux les dinosaures, remonteraient au Trias.

Les fouilles du Liaoning ont révélé des empreintes d’animaux très anciens qui vivaient il y a près de 150 millions d’années parmi lesquels beaucoup d’insectes peu différents des insectes actuels, et des vertébrés dont des poissons, des reptiles, des batraciens, et des oiseaux, (voir annuaire du Collège de France 2000-2001) Parmi ces derniers Liaoningornis longidigitus découvert dans la formation Xixian est un oiseau de quelques 17 cm aux plumes indistinctes mais au squelette bien conservé. L’animal a un crâne arrondi prolongé par un bec, avec de petites dents et de grandes orbites. Il a des ailes d’oiseau : la main est réduite, étroite avec 3 métacarpiens et des restes de carpiens, sans doigts distincts. Mais il n’y a pas de bréchet seulement une fourchette bien nette en Y ; les côtes sont longues et libres il n’y a pas de coccyx mais une queue courte, aux vertèbres distinctes. Les pattes postérieures ont 4 doigts dont l’un serait vers l’arrière.
« L’atlas de la création » œuvre des créationistes, cite ce fossile pour montrer que les oiseaux ont été présents dès l’origine de la vie et qu’il n’y a donc pas eu d’évolution. Mais ils ignorent Cosesaurus, qui serait un bon intermédiaire entre les lézards bipèdes et emplumés et les premiers oiseaux, dont Liaoningornis est un exemple. La pattes avec un doigt vers l’arrière confirmerait l’origine forestière des oiseaux : il se seraient perché avant de sauter de branche en branche.